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PRIMAIRES AMERICAINES 2016: VEILLEE D'ARMES AVANT LE SUPER TUESDAY

Posté par: Ibrahima simaga| Dimanche 28 février, 2016 15:02  | Consulté 364 fois  |  0 Réactions  |   

« La campagne présidentielle américaine est une pièce de théâtre dont la fin n’est écrite que dans les toutes dernières heures de l’élection, » selon Dan Balz, correspondant en chef de Washington Post. Les élections primaires constituent un passage obligé vers la présidentielle américaine qui aura lieu le mardi 08 novembre 2016. En effet, les candidats doivent d’abord être investis par leur parti respectif lors de la convention avant de se présenter à la présidentielle. Cette fois, la bataille des primaires sera encore plus rude qu’auparavant, eu égard à la qualité des prétendants à la Maison-Blanche. Le Super Tuesday, rappelons-le, est un moment fort des élections primaires américaines. Il a lieu le 1er mardi du mois de mars, chaque quatre an. C’est une élection au cours de laquelle une dizaine d’Etats vont organiser leurs primaires. Cette année, 11 Etats sont concernés. Il s’agit du Texas, de la Géorgie, de la Virginie, du Tennessee, de l’Alabama, d’Arkansas, du Massachusetts, du Minnesota, du Colorado, d’Oklahoma et enfin du Vermont. Essayons de voir maintenant quelles sont les forces en présence des deux côtés. Chez les Démocrates, deux candidats sont en lice : Hillary Clinton et Bernie Sanders. Chaque candidat est en train d’affuter ses armes. Hillary Clinton est sûrement la plus connue du public hors Pentagone, pour ne pas dire en dehors des Etats-Unis. Hillary Clinton, 58 ans, est l’ancienne First Lady ou Première Dame, l’ancienne sénatrice de l’Etat de New York et surtout l’ancienne Secrétaire d’Etat des Etats-Unis. Ce dernier poste a fait d’elle non seulement la première femme à devenir la troisième personnalité des Etats-Unis après le Président (Barack Obama) et le Vice-président (Joe Biden) mais aussi la chef de la diplomatie américaine et conseillère principale du Président en matière de politique étrangère. La femme de l’ex-président Bill Clinton se positionne donc comme une candidate à prendre très au sérieux, d’autant plus que, hormis sa riche expérience politique, elle revient au devant de la scène pour la seconde fois afin de poser sa candidature pour être la première présidente de l’histoire des Etats-Unis. Si l’on en croit Barack Obama, Hillary Clinton ferait une « excellente présidente des Etats-Unis ». Mieux, elle-même ajoutera dans un de ses interviews que « les Américains sont de plus en plus ouverts à l’idée d’une femme présidente ». En 2008, elle avait été battue à plate couture par Obama lors des primaires. Mais elle a certainement retenu la leçon d’Henry Ford : «Echouer, c’est avoir la chance de recommencer de manière plus intelligente. » Cette fois-ci, la mère de Chelsea compte se battre avec toute la force de son âme pour l’emporter au la main. Pour ce faire, elle a fait appel à une équipe dirigée par John Podesta et Joel Benenson. Ce dernier est son stratégiste en chef qui était dans l’équipe d’Obama en 2008 et en 2012. Depuis le début des primaires, elle a engrangé trois victoires nettes dont à Iowa (50%), au Nevada (53%) et en Caroline du Sud où elle a fait littéralement grimpé à 73%. En tout cas, selon le dernier sondage de Washington Post-ABC News, elle arrivera en tête chez les Démocrates à l’issue de ce Super Tuesday. Bernie Sanders, 74 ans, est sénateur de l’Etat de Vermont. C’est un candidat constant, un doyen de la politique américaine. Il a à son actif 17 ans passés à la chambre des représentants et il est sénateur depuis 2007. Selon son Directeur de campagne, Jeff Weaver, alors qu’Hillary Clinton parle de « changement dans la continuité,» Sanders, lui, parle de « changement radical. » C’est pourquoi dans son discours, le mot « révolution politique » revient très souvent même si le contenu n’est pas très précis. Ce qui est sûr et certain c’est qu’il veut faire table rase de la politique menée par Barack Obama, à commencer par Obamacare, le programme de ce dernier. Pour l’instant, il n’a eu qu’une seule victoire sur Hillary, celle du caucus du New Hampshire avec 60% des voix. S’il était élu, il deviendrait le plus vieux président des Etats-Unis. D’autre part, chez les Républicains, il existait environ 17 candidats ! Mais, plusieurs d’entre eux ont jeté l’éponge suite à un début de primaires catastrophique. Ils ne sont plus que quatre prétendants sérieux. Il y’a d’abord Donald Trump, 68 ans, milliardaire et ancien star de téléréalité. Il a l’ambition de redorer le blason de l’Amérique avec son slogan : « Make America Great Again. » Personne ne le prenait au sérieux au début ! Certains l’ont d’abord pris pour un « trouble-maker » ou si vous voulez un perturbateur ; d’autres l’on même assimilé à un « clown » ou comédien. Un véritable phénomène politique ! Il est passé du tocard au favori en quelques jours. Son défaut, c’est qu’il a une rhétorique incendiaire. Dans ce registre, il n’a pas encore son pareil car c’est un véritable « Bomb-thrower » ou jeteur de bombes. Il peut aisément assimiler ses rivaux de « moins que rien ! Il a franchi le Rubicon jusqu'à traiter les femmes de « fat pigs and dogs, » c’est-à-dire des « cochonnes engraissées et des chiennes ! » sur son compte Twitter, bien avant de déclarer sa candidature. Il a été rattrapé par son passé. Pire, il déclare qu’il faut interdire l’entrée des immigrés clandestins et surtout des musulmans aux Etats-Unis ! C’est ce qui lui a valu des critiques acerbes des mouvements féministes qui l’ont accusé de sexisme ; critiques reprises par la modératrice du débat télévisé sur Fox New, Mergyn Kelly. Même le Pape ne l’a pas raté. Malgré ces gaffes, il reste le chouchou du public américain et des média en général. Normal, me direz-vous, car ces derniers ne sont intéressés que par le scoop et rien d’autre. Il serait même crédité par certains spécialistes des élections américaines comme « le plus éligible des candidats républicains. » Jugez-en vous-mêmes : après sa défaite au caucus d’Iowa -battu par Ted Cruz- il a enregistré un « Hat trick » (trois victoire d’affilée) en gagnant successivement dans le New Hampshire, à Caroline du Sud et récemment au Nevada. Alors, s’il l’emportait ce Super Tuesday, les carottes seraient déjà bien cuites pour ses quatre autres concurrents. Quant à Ted Cruz, 45 ans, le sénateur de Texas et second candidat sérieux du parti républicain, il est accrédité d’un score honorable lors de ce Super Tuesday. C’est le tombeur de Donald Trump lors des primaires d’Iowa. Mais, son problème principal c’est qu’il n’est pas l’enfant chouchou de l’establishment républicain qui lui reproche de ne pas être un véritable conservateur. En réalité, cet establishment ne l’aime pas pour une raison toute simple : il est né au Canada, à Calgary, d’un père cubain et d’une mère américaine. Ce qui, bien sûr ne l’empêche pas de briquer le suffrage des Américains. Il reste néanmoins l’enfant chéri de la droite chrétienne évangélique. Ses partisans le considèrent comme « le plus pieux de tous les candidats ». Ce baptiste cite très souvent la Bible dans ses discours. Il dit aux Américains de « prier pour l’Amérique à chaque instant ! » Il y’a aussi Marco Rubio, 43 ans, d’origine latino, car fils d’immigré cubain, juriste de formation et sénateur de la Floride. C’est le cadet de la campagne présidentielle. Il fut l’un des protégés de Jeb Bush, alors Gouverneur de la Floride. Il a connu une ascension politique fulgurante. La preuve c’est qu’il n’a jamais perdu une élection dans sa carrière. On lui reproche son côté moins agressif amis il pourrait bien inquiéter les deux premiers candidats. Last but not least, parlons à présent d’un « cas pathétique ; » celui de Jeb Bush, 62 ans, ancien gouverneur de la Florida. Celui qui aurait truqué le décompte des voix en Floride en 2000 en faveur de son grand-frère, George W. Bush. Selon les spécialistes de la politique américaine, son problème c’est que son ADN lui colle toujours à la peau. Son héritage familial et politique fait de lui à la fois un candidat sérieux –son père George H W. Bush et son grand-frère ont été présidents- et un candidat malheureux à la fois. Le passé de sa famille ne joue point en sa faveur car sa candidature donne l’impression du « déjà vu ! » Or en général, les Américains ont horreur du réchauffé ! En tout état de cause, tout le monde sait qu’en l’espèce rien n’est joué à l’avance. Il reste que l’enjeu est de taille : celui ou celle qui emportera ce Super Tuesday aura mille chances d’avoir la bénédiction des électeurs pour l’investiture de son parti car c’est 18% des délégués à prendre, selon le système « the winner-takes-it-all, » traduisez : le vainqueur emporte tout. Alors, who is the real deal ? (qui est le meilleur ?). Wait and see. (Suivez-moi dans mon blog : obama4ever.seneweb.com)

 L'auteur  Ibrahima simaga
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Ibrahima simaga
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