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Les primaires républicaines aux Etats-Unis: ROMNEY Vs SANTORUM

Posté par: Ibrahima simaga| Mercredi 21 mars, 2012 12:52  | Consulté 1118 fois  |  0 Réactions  |   

Les primaires républicaines aux Etats-Unis: ROMNEY Vs SANTORUM

Dans les primaires républicaines, les choses deviennent de plus en plus claires à présent pour les quatre candidats en lice. Après la ruée vers le « Deep South », ou si vous voulez le Sud profond, en réalité il ne reste plus que deux sérieux prétendants à l’investiture du Grand Old Party, à savoir Mitt Romney et Rick Santorum.

Pour les deux autres candidats, Newt Gingrich et Ron Paul, « the show is over », traduisez : « Les jeux sont faits ». Les mauvaises langues diraient dans ce cas que « les carottes sont déjà cuites » pour ces candidats malheureux. Ils sont mathématiquement hors course.

L’ancien président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, est en train de subir en ce moment des pressions énormes de la part de certains lobbies conservateurs afin qu’il « jette l’éponge » au profit de l’ancien sénateur de Pennsylvanie, Rick Santorum. Ces deux candidats sont dans le même camp, tant sur le plan idéologique que sur le plan religieux. En fait, tous les deux sont des ultraconservateurs et des catholiques en même temps.

Le retrait de la candidature du premier serait sans aucun doute un soutien de taille pour le second puisque cela aurait théoriquement apporté à Santorum les 135 délégués qui sont attribués à Gingrich au vu de ses résultats enregistrés jusque là dans ces primaires. Mais selon certaines indiscrétions, il voudrait continuer jusqu’à la fin des primaires prévue en fin juin. Ce qui amenuiserait sensiblement les chances de Santorum face à Mitt Romney.

Rick Santorum a été le grand vainqueur des primaires dans le Sud. En effet, Il a réussit à faire basculer dans son escarcelle des Etats clé tels que le Mississippi et l’Alabama. Il semble intéressant de remarquer que  son électorat est composé pour l’essentiel d’ultraconservateurs, de catholiques appartenant à la classe moyenne et last but not least de femmes. Cela est certainement dû au fait qu’il a fait des questions sociales son cheval de bataille. Autrement dit, le social et l’idéologie sont ses terrains de prédilection. Il semble convaincre son électorat sur ces deux plans.

Pour ce qui est de Mitt Romney, l’ancien gouverneur de Massachusetts, il demeure toujours le « front-runner » ou le favori de cette course à l’investiture républicaine. Sur le plan idéologique, son électorat est essentiellement composé de «  conservateurs modérés » et des libéraux. Quand on sait que d’habitude le parti républicain est constitué de conservateurs convaincus, cela pourrait lui desservir au finish. Mais, sur un autre plan, la majeure partie de ses électeurs est composé de citoyens appartenant à la « high class », pour ne pas dire à la haute société. Cela est compréhensible dans la mesure où les riches sont plus préoccupés par leur business. Comme disent les Américains : « Business is business, » pour dire qu’en affaires, il n’y a point de sentiments.

En plus, l’économie est le leitmotiv de son programme électoral. C’est son point fort ou son atout le plus précieux d’autant plus qu’il est un homme d’affaires averti. Parlez-lui de l’économie, et il vous convaincra. Pour rappel, c’est grâce à son sens des affaires que les Jeux Olympiques d’Hiver de Salt Lake City ont pu avoir lieu en 2002. C’est la raison pour laquelle on lui colle le surnom du « sauveur ». Bref, en économie, ce manager – il est détenteur d’un diplôme en MBA (Management Business Administration) est en terrain connu. Et c’est dans ce domaine justement qu’il pourrait éventuellement empêcher l’équipe de campagne de Barack Obama de dormir sur ses deux lauriers.

Récemment, il a été accusé de maltraitance sur son chien dans la controverse appelée «l’affaire  Searum ». Romney aurait attaché son chien, Searum, sur le toit de sa voiture en allant en vacances au Canada, tout en l’enfermant dans une cage et en roulant à vive allure durant 12 heures de temps. Ce geste aurait scandalisé les pet lovers  ou défenseurs des animaux domestiques. Heureusement pour lui, ce fut un simple feu de paille et il n’y avait donc pas de quoi fouetter un chat. Cette histoire lui a rappelé qu’en politique –surtout en période électorale- tous les coups sont permis. C’est la loi d’or en politique.

Il faut souligner avec force, en outre, que Romney est suivi de très près par son plus sérieux challenger, en l’occurrence Santorum. Il est littéralement marqué à la culotte par ce dernier. Sa victoire lors du Super Tuesday ne lui a pas permis de creuser un écart important à même de le mettre complètement à l’abris de ses concurrents. Toutefois, même s’il a perdu dans le Sud, il a pu quand bien même engrangé quelques victoires récentes – à Hawaï, à Porto Rico et surtout en Illinois.  Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’écart se creuse de plus en plus en sa faveur. C’est la raison pour laquelle il semble être sûr de sa victoire. La preuve est qu’il aurait même proposé à l’ancienne Secrétaire d’Etat de l’Administration Bush Jr, Condoleezza Rice de devenir sa colistière, une offre que celle-ci aurait gentiment déclinée.

Ce qui est sûr et certain, c’est que les trois prochains mois –avril, mai et juin-  seront à la fois difficiles et décisifs pour les deux « boxeurs ». Selon certains analystes politiques avertis, la dernière primaire du mois de mars qui se déroulera le samedi 24 en Louisine semble favorable à Rick Santorum. De même, le mois de mai lui serait aussi favorable. Quant à Mitt Romney en revanche, les mois d’avril et juin lui seraient favorables. En avril, le gros morceau c’est New York avec 95 délégués à prendre ; en mai, le gros morceau c’est la Caroline du Nord avec 55 délégués ; et enfin au mois de juin c’est le Texas qui a 155 délégués et la Californie. La Californie constitue le « Jackpot » car c’est le plus grand Etat avec ses 172 délégués, soit 15% du total des délégués à empocher. De plus, c’est un Etat dont le mode de scrutin est basé sur « the winner-take-all States », c'est-à-dire le gagnant empoche toutes les voix.

 Notons pour finir qu’il faut 1.144 délégués pour gagner les primaires républicaines et être ainsi élu comme candidat officiel à l’investiture du Grand Old Party qui se tiendra au mois d’août prochain. Pour l’instant, la bataille de leadership sera très disputée. Les candidats ont battu campagne dans 27 Etats et Romney reste en tête avec 16 victoires et compte 563 délégués, tandis que son challenger a enregistré seulement 9 victoires et compte 263 délégués, soit un écart de 300 délégués. Pourtant, rien n’est encore joué. Tout se jouera donc au dernier « round ». Tout peut arriver. N’importe quel boxeur serait capable de mettre son adversaire K.O. Just wait and see.

 

 

 L'auteur  Ibrahima simaga
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Ibrahima simaga
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